PUNO

Chers tous,

Nous voici au terme de notre premier tronçon, reliant Cuzco à la Ville de Puno, après onze étapes riches en émotions.

Nous avons quitté Cuzco le 12 juillet, jour de grève régionale synonyme de « paro » (blocage des principaux axes routiers).  C’est donc sur des routes désertes que nous avons quitté la ville (une aubaine !) et filé vers le Sud.  Alors que nous craignions un peu de nervosité lors des passages des différents barrages, c’est tout le contraire qui s’est produit.  Les réactions étaient enthousiastes et amusées.  Nous nous sommes même faits applaudir par la foule ! (il faut dire que nous n’avions pas manqué de crier « Viva el paro ! »).

Les premières journées ont été quelque peu difficiles en raison du relief (l’altitude à laquelle nous n’étions probablement pas encore tout à fait habitués n’aidant probablement pas à gravir les côtes plutôt pentues des alentours de Cuzco).  Les nuits, passées le plus souvent sous tente, n’étaient pas non plus toujours reposantes (au froid et au bruit des chiens aussi il faut un peu de temps d’acclimatation).  Nous avons aussi connu quelques problèmes techniques avec un vélo (problèmes pas tout à fait résolus compte tenu de la difficulté de se procurer des pièces de rechange, mais pour l’instant ça tient).

Passé le col de la Raya (en minibus), tout a été en s’améliorant.  Nous avons peu à peu trouvé notre rythme (entre 35 et 40 km par jour).  Nous avons aussi appris à composer avec les contraintes d’un climat très particulier (s’il fait chaud tant que le soleil tape, le froid nous retient dans les tentes entre 18h30 et 8H du matin, ce qui limite fortement le temps sur les routes et oblige à ne pas trop traîner en chemin sous peine de ne pas avancer).  Les jambes ont par ailleurs commencé à mieux tourner chez chacun.

L’accueil des habitants des villages que nous traversons est très chaleureux.  Chaque soir, nous avons pu trouver sans problème un endroit où planter la tente, voire un local où poser nos matelas. Il faut dire que la présence des enfants suscite énormément de sympathie, et dissipe toute méfiance.  Le charme opère très vite.  Combien de fois ne nous a-t-on pas demandé de laisser Cécilia ?

Jeudi, nous avons rejoint le Lac Titicaca par des chemins de terre permettant d’abord une découverte inédite de la campagne péruvienne, puis offrant des points de vue spectaculaires sur le Lac.  Nous avons ensuite gagné par bateau Puno, la grande ville côtière, au terme d’une traversée inoubliable au crépuscule.

A Puno, d’où nous vous écrivons, nous rechargeons les batteries avant d’entamer un nouveau tronçon jusqu’à La Paz, en Bolivie.

Pour les cartographes : Cuzco – Sicunani – Ayaviri – Pukara – Calapuja – Llacon – Puno.

Point de vue matériel : le vélo de Pascal est équipé de 4 fontes et d’un « boudin » de 60l, et tracte Cécilia sur un vieux vélo Décathlon ; le vélo de Laurence est équipé de 4 fontes et tracte une remorque Bob ; les vélos d’Alix et de Benjamin (des Trek MT220 de 2008, achetés d’occasion) sont équipés de 2 fontes arrières.  Le vélo de Prielle (un Kokua LiketoBike) est très léger, ce qui lui est nécessaire pour pouvoir suivre le rythme (ce qu’elle fait de façon tout à fait étonnante). Tout le matériel a été transporté depuis la Belgique.

Pour les cascadeurs : 3 chutes (une pour Prielle, deux pour Alix la casse-cou, dont une en descente à 35 à l’heure…)

On vous embrasse bien fort !

Les VW

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