Bonjour à tous,
A l’heure de boucler notre précédent « post », nous nous trouvions à Cafayate, au Nord de l’Argentine, où il nous fallait trouver une solution pour nous transporter plus de mille kilomètres plus au Sud du pays, à Mendoza. Après avoir envisagé différentes options (le bus – impraticable, pour différentes raisons ; la location d’une camionnette – totalement impayable ; le stop – pas évident sur une distance si longue ; …), nous avons sans trop y croire déposé des flyers sur le pare-brise de quelques voitures de type pick-up. Et l’improbable s’est produit : nous avons été contactés par Miguel, qui partait le lendemain vers Mendoza, à vide et avec une remorque, et ne voyait pas d’objection à ce que nous lui tenions compagnie durant les 14 heures qu’allait durer le voyage !
Une fois sur place, nous avons passé deux jours à Tupungato, à 80 km au sud de la ville, à l’invitation d’une bande de motards rencontrés sur la route tout au Nord du pays quelques semaines plus tôt. Au programme : BBQ argentin, visite d’un vignoble et discussions multiples avec de vrais amoureux de leur région (en plus d’être des passionnés de la route). Ce fut un super moment.
Le 13 octobre à l’aube, nous sommes montés (en bus) jusqu’à la frontière chilienne (située au sommet de la cordillère, à flanc de l’Aconcagua) que nous avons franchie en VIP, grâce à la gentillesse des douaniers locaux. Ce furent ensuite des kilomètres d’une impressionnante descente en lacet, avant de gagner la plaine, puis de rejoindre non sans une certaine émotion la côte pacifique.
A Horcon, petit port de pêche en bord d’océan, nous sommes restés deux nuits à l’« Eco camping du bout du monde » tenu par Audrey et Cédric, un couple de jeunes français qui développe également une activité de fabrication et de vente de pains au levain.
Nous avons ensuite rejoint la ville de Valparaiso, « perle du Pacifique » mais dont la découverte se mérite compte tenu de son relief escarpé. La majeure partie de la ville est en effet construite sur des collines (cerros) sur le flanc desquelles les habitations sont peu à peu construites. Elles sont pour la plupart desservies par des escaliers (et certaines par des ascenseurs). Jusqu’à inauguration du canal de Panama, la ville portuaire était le passage obligé des bateaux rejoignant l’Océan atlantique par le détroit de Magellan. Aujourd’hui, les touristes (chiliens comme étrangers) viennent y découvrir les façades colorées des maisons et ses ruelles couvertes de graffitis. On vient également y manger des fruits de mer et profiter des plages de Vina del Mar, situées à quelques kilomètres au Nord. Chère au poète Pablo Neruda, la ville a souffert de plusieurs tremblements de terre et d’un gigantesque incendie en 2014, que les pompiers mirent plus de 10 jours à maîtriser.
Ce soir, nous prenons le bus direction Temuco, 800 kilomètres plus au Sud. De là, nous repartirons (en vélo) pour un ultime tronçon en direction de San Carlos de Bariloche, en Argentine, qui constituera le point final de notre périple sur deux roues.
A bientôt !
Les 6 VW