Mars 2024 – A l’assaut du Mont Aso

Bonjour à tous,

La pluie nous force à la pause.  L’occasion nous est ainsi donnée de vous transmettre quelques nouvelles de nous 7.

Après une dernière étape sur la côte (traversée de  Miyazaki et camping paisible au Cap Yuga, au bord de l’océan), nous avons bifurqué vers l’ouest et l’intérieur de l’île de Kyushu, en direction de Parc National Aso-Kuju.  Et le moins que l’on puisse écrire est que ce ne fut pas de tout repos.  La pluie, puis le vent, ont ajouté à la difficulté d’une route montante (près de 4000 mètres de dénivelé positif en 5 jours) et de températures plutôt froides.  Le jeu en valait toutefois la chandelle : les paysages étaient parfois magnifiques, et l’ascension du Mont Aso, le plus vaste ensemble volcanique du Japon, restera certainement un moment marquant de notre voyage. Et puis, ces conditions difficiles nous ont aussi permis d’expérimenter que le véritable luxe, c’est la satisfaction de ce qui a vraiment manqué.  Ceci dit, après l’effort, le réconfort, nous avons pu profiter d’un des nombreux onsens (bains d’eau naturellement chaude) qui ont jalonné notre parcours dans cette région où le thermalisme est omniprésent.

Au rayon médical, on dénombre quelques égratignures suite à deux belles chutes (causées par un potelet sur une piste cyclable et par une cape de pluie prise dans une roue), ainsi que des engelures causées par le froid.

Sinon, on profite toujours autant de tout ce qui, au Japon,  rend le voyage à vélo plus facile.  L’eau (potable) est disponible partout.  Les campings pullulent et sont pour la plupart charmants et bien équipés (même s’il faut toujours réserver à l’avance, ce qui nous oblige à nous montrer prévoyants et, lorsque le camping ne se trouve pas sur l’application Nappu qui nous permet de réserver en ligne, à compter sur quelque bonne âme pour téléphoner à notre place (nous ne maîtrisons pas encore suffisamment le japonais pour le faire nous-même 😉) ).  Il y a très peu d’insectes  (bon c’est vrai, c’est la fin de l’hiver aussi…).  Tout est extrêmement calme et paisible (nous n’avons pas entendu le moindre coup de klaxon depuis notre arrivée, ni la moindre sirène de police).  Et puis, qu’est-ce qu’on mange bien ! (et ce malgré l’absence presque totale de pain tel que nous le connaissons, absence que nous pallions par du pain de mie à la péremption fixée à … 2028 (véridique) mais que nous parvenons à sublimer grâce à un grille pain de camping !)

A tout cela s’ajoute un risque de vol objectivement quasi nul, qui nous permet de laisser les vélos et les bagages sans grande surveillance en toute sérénité, de jour comme de nuit.

La non maîtrise de la langue donne parfois lieu à quelques surprises.  On ne s’attardera pas sur  l’épisode du linge mis à laver dans un séchoir (heureusement, on avait oublié de mettre la capsule de savon dans le tambour… ) 😉

Un petit mot sur le travail scolaire, à propos duquel nous avons reçu quelques questions.  Les trois aînés suivent la matière enseignée en classe par leurs propres moyens, et moyennant une importante préparation avant le départ (par Laurence). Nous y consacrons 3 à 4 demi-journées par semaine.  Florent n’est pas en âge d’obligation scolaire tandis que Cécilia, qui a obtenu son CEB l’an dernier et fait sa 6ème primaire en néerlandais, s’attelle à conserver ses acquis.  Inutile de dire que tout cela n’aurait pas été possible sans le soutien des différentes écoles fréquentées par les enfants, la collaboration de nombre de leurs professeurs et de la disponibilité de la maman de Pascal pour les mathématiques (via des visioconférences hebdomadaires).   

Le mot des parents : nous expérimentons le voyage à vélo avec des ados et c’est une expérience très différente de ce que nous avons connu en 2017. Nos jeunes sont souvent une vraie aide, quand il s’agit de cuisiner, faire les courses, réparer une crevaison,… Ils sont plus volontaires et résistants sur la route. Ils tirent le meilleur d’eux-mêmes, à condition de manger bien et beaucoup et moyennant certaines exigences en matière d’hygiène, et de wifi/4G :-).

Au programme des jours à venir : 4 étapes pour rejoindre la ville de Fukuoka, à l’ouest, d’où nous passerons en Corée du Sud !

さようなら

Notre trajet sur Kyushu :

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