Bonjour à tous,
Nous passons nos dernières heures au Japon. Demain matin, nous prendrons le ferry pour Busan en Corée du Sud.
En guise de clôture de ce chapitre japonais, nous vous proposons un petit résumé de ce qu’ont été ces 15 derniers jours.
De retour sur la côte (est) de Kyushu, nous avons fait halte pour deux jours dans les environs de Beppu, ville de taille moyenne réputée pour ses « enfers », une série de sources d’eau bouillonnante dissimulées dans la ville et présentant des tableaux colorés étonnants.





Nous sommes ensuite partis en direction de Fukuoka, au nord-ouest de l’île. Roulant sous des températures agréables, nous avons pu profiter des cerisiers en pleine floraison, d’agrumes offerts à la cueillette sur le bord des routes (mandarines, kumquats, oranges amères, pamplemousses) et du chant des oiseaux au réveil, omniprésent. Sur la route, nous croisons des enfants en tenue de baseball, le sport roi dans la région. Ces étapes furent aussi l’occasion d’un bivouac bucolique dans un parc, en l’absence de camping dans les environs, et de quelques chouettes rencontres, parfois nouées autour du système d’attache du vélo de Florent, qui ne laisse décidément pas d’étonner.



















Fukuoka, où nous nous nous sommes arrêtés ces deniers jours, est une ville de bord de mer moderne et dynamique de 1,2 million d’habitants, qui présente tous les atours des grande villes japonaises telles que nous les imaginions : larges avenues bordées de commerces, bâti tout en hauteur, gare ferroviaire immense. Les vélos y sont omniprésents, et leur parking est strictement régulé (on a bien dû s’y faire…). Les trottoirs (souvent larges) font office de pistes cyclables et la cohabitation entre piétons et cyclistes est tout à fait étonnante : chacun marche (ou roule) où il veut, et jamais personne ne s’énerve ou ne s’agite. Et les sonnettes dont sont équipés les vélos ne servent manifestement qu’à la décoration, puisque nous n’en avons jamais entendue une seule… Ici comme ailleurs, nous restons amusés de constater que presque tout est en taille réduite : les logements, les voitures, les caddies des supermarchés, la hauteur des portes et des plafonds, le nombre de biscuits dans un paquet (chacun étant emballé individuellement), …. Et que tout est très ordonné, chaque chose ayant sa place. Les jardinets entourant les maisons n’échappent pas à la règle, ce qui leur donne un aspect très soigné.











Ces quelques jours d’arrêt ont également été l’occasion d’une visite marquante à Hiroshima. La ville fut presqu’entièrement détruite suite au bombardement du 6 août 1945, et il est stupéfiant d’apprendre que sa reconstruction fut entamée seulement quatre jours plus tard, par les survivants d’une population dont on estime que près d’un quart fut tué sur le coup, tandis que plusieurs dizaines de milliers d’autres victimes ont péri dans les jours, semaines et mois suivants, des conséquences du bombardement atomique. Le récit des souffrances endurées par les victimes est horrifiant. Pour un aperçu complet des causes et conséquences du désastre, nous vous conseillons le film « Hiroshima, la véritable histoire » de la réalisatrice britannique Lucy Van Beek, disponible sur le site boutique.arte.tv.

On vous embrasse,
Les 7 vw ‘s