Mars 2024 – Premiers tours de roues au Japon

Konnichiwa ! (Bonjour, en japonais)

Nous vous écrivons depuis Miyazaki, sur la côte est de l’Ile de Kyushu, à 180 kilomètres de Kagoshima, lieu de départ de notre voyage.  Nous venons de rouler quatre jours entre mer et campagne, sous un soleil généreux mais à des températures plutôt fraîches (surtout le soir).

La route est assez vallonnée, et les paysages sont très variés. La végétation est tropicale en bord de mer, et plus « ardennaise » dans les terres.  La côte évoque un peu celle de la Californie. Les plages rocailleuses ont des allures de Bretagne. Les campagnes arborent leurs cultures de riz et de thé.

Au fil des kilomètres, nous prenons nos premiers repères dans une région dont nous ignorions presque tout.  Et le sentiment qui domine est qu’il fait plutôt bon cyclovoyager au Japon.  Les japonais roulent prudemment tandis que les routes sont bonnes et présentent souvent de larges accotements; nous ne nous sentons donc jamais en insécurité sur nos vélos (et nous nous sommes assez vite habitués à la conduite à gauche).  De nombreux camping jalonnent notre tracé.  Certains sont gratuits.  Et tous offrent des sanitaires d’une propreté presque irréprochable.  D’ailleurs, il y a des toilettes (électroniques !) partout au Japon.  Enfin, il est facile de se ravitailler, notamment dans les Lawson et les Seven Eleven, sortes d’épiceries multiservices offrant des plats cuisinés (bentos) pour pas trop cher (dont, pour l’instant, on ne se lasse pas !).

Les vélos achetés dans un magasin de Kagoshima sont parfaits. Et les enfants tiennent le rythme (les parents aussi). Et si nous devons limiter nos étapes quotidiennes à environ 45 kilomètres, c’est parce que les journées sont aussi accaparées par l’installation et la désinstallation du campement le soir et le matin, la recherche de nourriture et par les multiples pauses (voulues ou contraintes).  Ce qui ne laisse finalement qu’un nombre limité d’heures sur le vélo.

La communication n’est pas toujours évidente dans la mesure où nous ne parlons pas le japonais, et où les gens que nous côtoyons au quotidien ne parlent pas du tout l’anglais.  Google translate aide bien sûr, mais cela reste parfois un peu frustrant quand même.

Au rang des curiosités locales, la presque totale absence de chiens dans les rues(ce qui nous change de nos expériences sud-américaines…), la grande propreté générale, le calme extrême des japonais, et le sentiment de très grande sécurité (le Japon est considéré comme le pays au taux de criminalité le plus bas au monde).

Avant de prendre la route, nous avons passé quelques jours sur l’île d’Okinawa, la plus méridionale du Japon.  Ce fut l’occasion de voir des baleines (et leurs petits) et d’expériences assez magiques de snorkeling.

Au programme des jours à venir : le mont Aso, le plus vaste (et l’un des plus actifs) volcan du Japon. 

Sayonara !

Une réflexion sur “Mars 2024 – Premiers tours de roues au Japon

  1. Avatar de A.Marie Sohet A.Marie Sohet 13 mars 2024 / 7 07 00 03003

    Trop contents de recevoir de vos nouvelles et de découvrir avec vous ce si beau pays qui m’ attire tant depuis toujours. Bravo à vous tous et de tout coeur en pensée avec vous. 💕
    A.Marie et Marc Sohet

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